Il sort un nouvel outil pour « créer une appli avec l'IA » presque chaque semaine. Plutôt que de les comparer un par un, ce guide les range par familles : elles bougent beaucoup moins vite que les produits. Il ne donne pas de tarifs, qui changent tous les trimestres. Vérifiez-les sur le site de chaque éditeur.
Aux soirées AI First, aucune stack n'est imposée. Ce guide reprend ce qu'il faut savoir pour choisir la sienne.
Les cinq familles
Les assistants de conversation
ChatGPT, Claude, Gemini, Le Chat de Mistral. On décrit, ils répondent, souvent avec du code à copier ailleurs. Certains affichent directement une petite application dans la conversation.
Bien pour : réfléchir à son brief, écrire un script ou une formule, comprendre un message d'erreur. Moins bien pour : une application qui doit rester en ligne, avec plusieurs fichiers et des données qui durent.
Les générateurs d'applications
Lovable, Bolt, v0 (de Vercel), Replit. On décrit l'application dans le navigateur, l'outil la construit et la met en ligne. Lovable sait brancher une base de données et des comptes utilisateurs. Replit est un environnement de développement complet en ligne, avec un agent depuis septembre 2024.
Bien pour : passer d'une idée à une application en ligne sans rien installer, montrer un prototype cliquable. Moins bien pour : ce qui n'est pas un site web (une extension de navigateur, un script qui tourne sur votre machine), et les projets où l'on veut tout maîtriser. On travaille avec des crédits, et sortir de la plateforme demande un peu d'effort.
Les éditeurs de code avec IA
Cursor, Windsurf, ou VS Code avec GitHub Copilot. Ce sont des logiciels à installer, qui montrent les fichiers du projet et où l'IA les modifie avec vous.
Bien pour : voir ce qui est construit, reprendre la main sur un fichier, travailler sur un projet qui grandit. Moins bien pour : un tout premier essai. Il faut installer, savoir lancer le projet, et se familiariser avec quelques notions (un dossier, un terminal, git).
Les agents
Claude Code, et ses équivalents chez d'autres éditeurs. On leur confie une tâche, ils lisent le projet, écrivent les fichiers, lancent les commandes et les tests, et rendent compte. Claude Code se lance dans un terminal, et aussi dans une application de bureau ou un navigateur.
Bien pour : les tâches en plusieurs étapes, les projets qui ne sont pas des sites web, travailler à partir d'un brief écrit. Moins bien pour : quelqu'un qui veut cliquer plutôt qu'écrire. Un agent agit sur votre machine : on lit ce qu'il propose avant d'accepter.
Le no-code classique
Airtable, Make, Zapier, n8n, Power Apps. On assemble des blocs au lieu d'écrire du code. L'IA y est de plus en plus présente, mais la logique reste celle des blocs.
Bien pour : relier des outils qui existent déjà (un formulaire vers un tableau, un tableau vers un mail), et les entreprises qui ont déjà un de ces outils validé par la DSI. Moins bien pour : une interface sur mesure, ou un comportement que les blocs ne prévoient pas.
Quatre questions pour choisir
Qui va s'en servir ? Vous seul : n'importe quelle famille fait l'affaire. D'autres personnes, avec un lien : un générateur d'applications met en ligne le plus vite. Des collègues, dans l'entreprise : regardez d'abord ce que la DSI autorise.
Où sont les données ? Si elles sont déjà dans un outil (un tableur, un CRM), le no-code ou un éditeur qui sait s'y connecter. S'il faut les créer, un générateur avec base de données intégrée.
Est-ce que ça doit tourner sans vous dans six mois ? Plus la réponse est oui, plus il vaut la peine de voir le code (éditeur ou agent) et de l'avoir chez vous, dans un dépôt.
Ce n'est pas un site web ? Une extension de navigateur, un script, un bot : ce sont des fichiers qu'on installe ou qu'on lance. Les éditeurs et les agents, qui travaillent sur des fichiers, s'y prêtent plus naturellement que les générateurs pensés pour publier un site. L'édition 07 demandait justement une extension Chrome.
| Ce que vous voulez faire | Par où commencer |
|---|---|
| Montrer une idée en une soirée | Un générateur d'applications |
| Automatiser un copier-coller entre deux outils | Le no-code classique |
| Un script ou une formule ponctuelle | Un assistant de conversation |
| Un outil qui va grandir et durer | Un éditeur avec IA, ou un agent |
| Une extension, un bot, un outil en ligne de commande | Un agent, ou un éditeur avec IA |
La méthode avant l'outil
Tous ces outils construisent ce qu'on leur décrit. Aucun ne sait ce dont votre utilisateur a besoin, ni ce qui doit se passer quand une donnée manque. C'est le rôle du brief, et c'est pour ça qu'à AI First on change d'outil sans changer de méthode.
Questions fréquentes
Quel outil choisir pour débuter ?
Un générateur d'applications, comme Lovable, Bolt, v0 ou Replit : rien à installer, et une application en ligne à la fin de la première soirée. Quand le projet grandit, passer à un éditeur ou à un agent.
Peut-on construire une application avec l'IA gratuitement ?
Pour essayer, oui : la plupart de ces outils ont une offre gratuite limitée, et les modèles de certains fournisseurs ont des clés gratuites. Les briefs AI First s'appuient sur des clés gratuites créées sur place, chez Gemini pour l'édition 07 et chez Groq pour l'édition 08.
Peut-on écrire en français à ces outils ?
Oui. Ils comprennent le français, et tous les briefs des soirées AI First sont écrits en français.